la discipline sans crier

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Pourquoi a-t-on besoin de la discipline ?

Nous recourons parfois aux cris et menaces pour régler une situation difficile. Quand nous crions des restrictions aux milieu d’une crise de colère, elles sont souvent incohérentes et critiques envers l’enfant. C’est aussi un moment où l’enfant est le moins disposé à les écouter et les comprendre.

En revanche, fixer des limites en sauvegardant l’estime de soi et de l’enfant peut nous éviter bien des moments de crise.

 

Trois niveaux de discipline

Tous les sentiments ont lieu d’être. Mais pas tous les comportements sont acceptables. Les enfants ont besoin de savoir où est la limite. Ils ont besoin de savoir quels comportements sont socialement acceptables.

Dr Haim Ginott, psychothérapeute qui a travaillé avec les enfants et leurs parents, dans son ouvrage “Entre parent et enfant” propose une discipline en trois niveaux :

 

  • Ce qui est encouragé

Ce sont des conduites que l’on favorise, des comportements désirables et autorisés, tout ce que nous allons encourager.

 

  • Ce qui est permis

Cette catégorie est pour les conduites qui ne sont pas autorisées mais tolérées dans des cas spécifiques. Il s’agit par exemple de guider l’enfant dans une nouvelle activité. Comme pour la conduite accompagnée, quand le conducteur signale qu’il tourne à gauche mais qu’il tourne à droite, on signale ce comportement, qui s’ajustera dans le futur.

Dans des moments difficiles (séparation, deuil…), nous pouvons aussi augmenter notre seuil de tolérance.

 

  • Ce qui est défendu

Les conduites qui ne sont généralement pas acceptées sont celles qui mettent en danger une autre personne ou l’enfant lui-même.

Ici, une limite absolue est préférable à une limite partielle. Par exemple, une limite qui dit : “Tu peux me pincer mais sans me faire mal.” est trop vague pour l’enfant et l’invite à reessayer. Une limite claire serait : “Tu ne peux pas me pincer ; tu peux me faire un calin.”

 

Quelques idées pour fixer des limites

Une limite doit être claire et indiquer une alternative. “Tu ne peux pas dessiner sur le sol, tu peux dessiner sur le papier”, “La nourriture n’est pas faite pour être lancée, tu peux lancer la balle (les oreillers…).”, “On ne frappe pas, si tu es fâché, dis-le avec les mots.”

Quand vous ne savez pas quoi entreprendre sur le moment, prenez le temps de la réflexion, afin de formuler une interdiction qui n’attaque pas l’estime de l’enfant.

Vous pouvez toujours décrire la situation afin de reconnaître et accueillir les émotions de l’enfant.

Au supermarché, quand votre enfant voit un jouet que vous n’avez pas prévu d’acheter, vous pouvez lui accorder le plaisir de le vouloir : “Je vois que tu veux ce jouet. Tu le veux vraiment. J’aimerais tellement pouvoir te l’offrir.”

Ou le matin quand il ne veut pas aller à l’école : “Je comprends que tu ne veuille pas aller à l’école aujourd’hui. Tu as le droit d’être fâché. Si tu veux tu peux me dire ou me montrer combien tu es furieux.”

Ainsi, nous aidons notre enfant, même si c’est juste par l’imaginaire, à comprendre que ses émotions ont lieu d’être et qu’elles n’ont pas besoin d’être réprimées.

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