vivre avec un enfant difficile

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C’est toujours intéressant de discuter avec les personnes qui n’ont pas d’enfants. Je me reconnais souvent dans leurs réflexions. Avant d’avoir un enfant, j’avais moi aussi, mille théories.

Lors d’une discussion, une personne qui n’a pas encore d’enfants, m’a dit “Ah ! Si un jour j’ai un enfant, j’espère qu’il ne sera pas insupportable !”

 

Qu’est-ce qu’un enfant “difficile” ? 

Quand nous entendons “enfant difficile”, l’image que nous avons est souvent celle d’un enfant agité, qui ne fait pas ses nuits, qui a des difficultés scolaires ou des soucis de discipline, un enfant qui désobéit.

 

Voici quelque faits intéressants que j’ai appris lors de mes cours sur la psychologie de l’enfant :

  • avant 7 ans, un enfant pense que la pensée de l’autre est la même que la sienne.
  • pour un enfant de 6 ans, il suffit de vouloir aller jouer dehors pour que la pluie cesse
  • l’apparition de la coopération et l’autonomie se fait vers 10 ans
  • 77% des enfants entre 4 et 7 ans font l’expérience de la néophobie : la phobie de la nouveauté. Ils vont, par exemple,refuser de goûter les aliments nouveaux ou même cuisinés autrement. C’est normal, manger de la nourriture connue est sécurisant

 

Le développement du cerveau fait qu’un enfant n’est souvent pas capable de contrôler ses impulsions. Il ne peut pas être raisonnable. Les réactions vont donc être très intenses. Est-ce pour autant qu’il mérite l’adjectif de “difficile” ?

En fait, le cerveau n’atteint sa maturité adulte qu’entre 25 et 30 ans ! N’attendez pas de votre enfant un comportement qu’il ne peut pas avoir à son âge.

 

Comprendre les besoins de l’enfant

Parfois, j’entends les parents dire “mais il/ elle fait exprès !”.

Un enfant qui provoque l’adulte cherche souvent à capter l’attention. C’est à nous de savoir écouter et répondre à ses besoins.

Un enfant “difficile” a quelque chose à nous dire. Il a peut-être besoin d’être entendu, davantage impliqué, être encouragé…

Dès que vous vous retrouvez dans une situation de rapport de force, vous pouvez simplement commencer par décrire la situation pour en sortir : “On dirait que tu ne veux vraiment pas mettre la veste”, comprendre et valider les émotions de l’enfant : “Tu dois te sentir exclu”.

 

Penser à votre enfant autrement

Un enfant va avoir tendance à se conformer à ce que l’adulte pense de lui. Comme vous vous attendez à ce qu’il agisse d’une certaine manière, pour se conformer à vos attentes, il va perpétuer son comportement.

Finalement, c’est nous-mêmes, en tant que parent, fabriquons des “enfants difficiles”. C’est sous cette étiquette que nous pensons à eux.

 

Une expérience qui a été menée dans une école primaire à Oak School (San Francisco) en 1964. En début de l’année scolaire, les chercheurs ont fait croire aux instituteurs que quelques élèves étaient susceptibles d’avoir des résultats extraordinaires au cours de l’année scolaire.

En réalité ces quelques élèves étaient choisis au hasard.

A la fin de l’année, les chercheurs ont constaté une nette progression dans les résultats scolaires chez ces enfants.

C’est l’effet Pygmalion (ou effet Rosenthal et Jacobson). En pensant que ces quelques élèves étaient particulièrement doués, les professeurs ont changé leur attitude envers eux, ce qui a influencé les résultats de ces élèves.

 

De la même manière, la qualité de votre interaction avec votre enfant change quand vous manifestez une attitude différente envers lui. L’enfant se conforme à l’image que vous avez de lui.

Il ne s’agit pas de se persuader que votre enfant n’est pas difficile. Mais plutôt de laisser cette pensée de coté. De la laisser partir.

Si votre attitude renvoie une image différente à l’enfant, il se transformera de lui-même.

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